Problèmes dynamiques
Introduction : J'ai longtemps cherché le moyen de faire entrer les enfants dans un rapport logique à "l'objet ordinateur" en les faisant s'essayer à quelques rudiments de programmation. Je ne connaissais comme langage que QBasic qui, comme les autres langages de programmation, semblait beaucoup trop abstrait. C'est alors que j'ai pris conscience des opportunités pédagogiques (encore très peu exploitées) qu'offrait le logiciel Excel. Cette recherche s'inscrit dans une volonté globale d'enseigner les mathématiques dans une démarche qui soit, si c'est possible (et je comprends les sceptiques !), en accord avec ce que signifie faire des mathématiques aujourd'hui.
Objectifs : Se mettre dans un rapport logique à l'ordinateur en programmant des instructions simples. Résoudre des problèmes mathématiques. Constater que l'informatique au service des mathématiques ouvre des portes qui n'existent pas sur le papier.
Dispositif : Il est intéressant ici aussi de faire travailler les élèves à plusieurs par ordinateur pour favoriser le débat.
Démarche : Dans un premier temps on peut montrer aux élèves un problème dynamique fini pour qu'ils voient le projet d'apprentissage dans lequel ils entrent. Eventuellement, ce problème peut avoir été traité de façon traditionnel par la classe. Ensuite, on leur apprend à faire des calculs avec Excel pour résoudre un problème déjà mis en page avec des valeurs numériques fixes. Ils entrent les opérations dans les cases vertes comme ils le feraient avec une calculatrice (sauf que le égal est entré avant). Ceci fait, on peut montrer aux élèves que pour rendre une donnée numérique variable, il suffit de la remplacer dans les formules de calcul par les coordonnées de la case où se trouve les nombre en question. On explique que cela sert à indiquer à l'ordinateur où il doit aller chercher le nombre pour faire le calcul. Ainsi, les élèves utilisent leurs premières variables sans être confrontés à un niveau d'abstraction trop élevé puisqu'ils ne font que localiser une case dans un tableau double-entrées. Une fois les compétences de bases installées, on peut laisser de plus en plus de libertés et de tâches à accomplir aux élèves : choisir et taper eux-mêmes ce qu'ils calculent, prolonger un problème, ajouter des questions, etc...
Exemple simplifié d'un travail terminé :
Modifiez les données numériques du problème
Télécharger un exemple détaillé
Variantes : On peut proposer aux élèves des problèmes dynamiques "finis" où il ne manque que des mots clés du texte comme des verbes et des connecteurs logiques. Le but est alors de trouver des mots qui conviennent pour boucher les trous du problème.